Reproduction

Le Râle des genêts se reproduit uniquement en Eurasie de l’Atlantique jusqu’au cœur de la Sibérie. Au nord, il atteint la Scandinavie. Au sud, il est présent autour de la mer Noire.
Plus de 90% de la population niche en Asie (Russie, Géorgie, Iran, Afghanistan, Tadjikistan, Kazakhstan et Chine). Sa répartition est beaucoup plus fragmentée en Europe de l’ouest ; les secteurs occupés ne s’y limitant le plus souvent qu’à quelques secteurs bien préservés de vallées alluviales.

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Au printemps, le mâle se met en quête d’une femelle. Tête dressée, il pousse des « crèèx-crèèx » râpeux répétés avec insistance. Attirée par ces appels monotones, la femelle approche. Le mâle se livre aussitôt à une parade, se pavanant et présentant le dessin écailleux de ses ailes.

Le mâle ne demeure aux côtés de la femelle que quelques jours, période pendant laquelle il ne se fait pas trop entendre.

La femelle pond entre 8 et 12 œufs dans un nid à peine ébauché, posé à même le sol. Elle couve et s’occupe des poussins sans l’aide du mâle.

Les jeunes éclosent au bout de deux semaines et sont nourris par leur mère pendant deux ou trois jours. Ils trouvent ensuite eux-mêmes leur nourriture, mais restent avec leur mère durant environ douze jours. A leur indépendance, cette dernière peut tenter immédiatement une seconde ponte. Ce n’est que vers l’âge d’un mois que les poussins sont capables de voler.

Succès reproducteur de l’espèce

Il existe peu d’informations relatives à la dynamique des populations du Râle. La survie interannuelle, étudiée dans les îles britanniques, serait de 20 à 30 %, tant pour les jeunes qui ont atteint l’âge d’envol, que pour les adultes. La survie de l’adulte étant faible, la dynamique des populations est fortement influencée par la productivité en jeunes.

Toujours dans les îles britanniques, il a été démontré que les secondes pontes étaient les plus productives. Les mesures de gestion qui permettent au Râle des genêts de mener à bien cette deuxième ponte voient augmenter de 25% la productivité de jeunes à l’envol. Cela met en évidence l’importance capitale de maintenir des parcelles non fauchées tard durant l’été, où les secondes nichées peuvent être menées à bien.

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